L’avenir brillant du luxe

La crise économique frappe durement les économies développées mais le secteur du luxe n’est que faiblement impacté et voit des perspectives exceptionnels s’ouvrir dans les pays émergents.

La crise économique frappe durement les économies développées mais le secteur du luxe n’est que faiblement impacté et voit des perspectives exceptionnels s’ouvrir dans les pays émergents.

Sur les 9 premiers mois de cette année, LVMH a enregistré une hausse de 15% de ses ventes, le pôle luxe de PPR de 24% et Hermes de 19,5%. La tendance est la même pour les autres grands groupes tels que Richemont et Prada.

Globalement, le secteur devrait tout de même subir un ralentissement, anticipent des investisseurs, mais ce n’est pas encore visible à ce stade.

Comme l’expliquait récemment Laurent Belloni, gérant du fonds Pictet Premium Brands, lors d’une réunion à Paris : « le secteur est par nature sensible aux cycles (mais) il n’y a pas de récession pour le luxe ».

De fait, l’avenir du luxe se joue ailleurs que dans les pays riches. Ainsi, la Chine (en intégrant Hong Kong et Macau) représente déjà 26% des ventes mondiales de produits de luxe contre 20% pour les Etats-Unis, 20% également pour l’Europe et 15% pour le Japon. Selon les spécialistes de Pictet, le Brésil et l’Inde devraient devenir des marchés importants pour le luxe à l’avenir car ces deux pays devraient assouplir les taxes qui pénalisent ces produits.

La croissance des produits de luxe est lié à l’enrichissement des individus. Les High Net Worth Individuals (HNWI), qui disposent d’au moins un million de dollars hors immobilier, sont de plus en plus nombreux : 11 millions de personnes à travers le monde en 2010, en hausse de 8%. Leur fortune a crû de 10% à 42,7 trillions, dépassant le niveau de 2007 (40,7 trillions).

Le nombre de HNWI devrait être multiplié par 2,4 dans les cinq prochaines années en Asie. Dans cette région, les personnes fortunées découvrent les voitures, les cosmétiques et les loisirs.

Ces tendances expliquent pourquoi les cours de bourse des groupes de luxe, bien qu’en retrait, résistent bien à la crise.