Le Sénat conforte le FSI

Le Sénat a apporté jeudi 9 juin son soutien au Fonds stratégique d’investissement (FSI) en soulignant que cette institution avait « prouvé son utilité » mais a souhaité qu’elle affirme sa singularité tout en améliorant sa visibilité.

« Appuyé sur une gouvernance originale et sophistiquée et sur une structure opérationnelle légère, le fonds a su faire face dans des conditions satisfaisantes à l’afflux de dossiers suscité par la crise économique, avant de trouver son ‘rythme de croisière’ », souligne Jean-Pierre Fourcade, rapporteur spécial des participations financières de l’Etat, dans un rapport adopté par la Commission des finances.
Le FSI est détenu à 49% par l’Etat et à 51% par la Caisse des Dépôts, celle-ci étant placée sous la responsabilité du Parlement.

S’agissant de la singularité, le rapport indique que le FSI doit éviter de concurrencer les fonds privés de capital-investissement ou de se substituer à eux ; que les exigences de rendement du fonds doivent être équilibrées, conformes au couple rendement-risque et fixées au cas par cas Elles ne doivent pas non plus constituer le critère primordial d’un investissement ; que le FSI doit œuvrer en faveur de la mise en place d’une gouvernance et d’une politique de rémunération responsables, alignées sur les meilleurs pratiques de place, dans les entreprises dont il est un actionnaire de référence et les fonds auxquels il contribue ; et que la démarche d’investisseur socialement responsable (ISR), qui a trouvé un début de traduction opérationnelle, doit être renforcée.

Par ailleurs, l’auteur estime que « la visibilité de la ‘marque FSI’ doit être améliorée, de même que sa notoriété auprès des chefs d’entreprise. Il convient de faciliter l’accès de ces derniers aux antennes locales du fonds et de mieux les orienter à travers la multiplicité de « guichets publics » dédiés au financement des entreprises. Le FSI doit également amplifier sa démarche de visibilité et de structuration de l’investissement dans les régions. Dès lors qu’il est appelé à devenir le ‘guichet unique’ du financement en fonds propres des PME, son identité doit prévaloir sur celle de CDC Entreprises dans la communication locale. »

Enfin, Jean-Pierre Fourcade explique que le dividende de un dividende de 387 millions d’euros versé aux actionnaires au titre de l’exercice 2010 est « élevé » et représente 60% du résultat net du FSI. « Or l’Etat, qui tend à critiquer les exigences des investisseurs privés, se doit d’être exemplaire en la matière », assure-t-il.