Nucléaire en France : 2% du PIB

Le secteur de l’électricité nucléaire en France totalise 410.000 emplois directs, indirects et induits et représente environ 2% du Produit intérieur brut (PIB), selon une étude du cabinet de conseil PwC.

Cette enquête, menée à l’initiative d’Areva, souligne que la France, dont le nucléaire représente les trois quarts de la production d’électricité, « a fait un choix technologique structurant pour son économie ».

L’étude permet d’identifier plus de 450 entreprises françaises qui ont développé une spécialisation dans l’électronucléaire. Le secteur a été décomposé en quatre maillons de la chaîne de valeur, l’Amont, la Construction, l’Exploitation & Maintenance et l’Aval, regroupant le retraitement et le démantèlement. Les plus grandes entreprises spécialisées travaillent dans l’ensemble des maillons. Le CEA, l’ANDRA et l’IRSN assurent des rôles centraux dans la R&D, la gestion des déchets et la radioprotection, l’ASN contrôle et régule les activités nucléaires sur le territoire. Les emplois dédiés correspondants sont intégrés dans le périmètre de l’étude.

Selon PwC, le secteur emploie directement 125 000 personnes en France. La répartition de ces emplois entre les différents maillons de la chaîne de valeur est relativement homogène : chacun des maillons emploie directement au moins 20 000 personnes. Ils se répartissent également dans toutes les régions de France. Ces 125 000 emplois directs représentent presque 4% de l’emploi industriel total en France.

« Le poids social de l’électronucléaire est équivalent à celui de la construction et de la maintenance aéronautique » précise Philippe Girault, associé PwC, responsable du secteur de l’énergie, en France.

La prise en compte des effets indirects (les effets indirects sont calculés à partir des achats du secteur auprès d’entreprises hors du secteur en utilisant les coefficients multiplicateurs des branches d’activité concernées) et induits (les effets induits sont générés par les dépenses des employés directs et indirects) conduit à estimer à 410 000 le nombre d’emplois totaux dépendants de l’industrie électronucléaire en 2009, soit près de 2% des emplois en France.