Obligations européennes : une alternative

La proposition du Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui est aussi président de l’Eurogroupe, et du ministre italien des Finances Giulio Tremonti d’émett

La proposition du Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui est aussi président de l’Eurogroupe, et du ministre italien des Finances Giulio Tremonti d’émettre des obligations européennes afin d’aider les pays de la zone euro en difficultés a suscité un tir de barrage. L’Allemagne, qui défend une politique de rigueur, a évidemment fait part de son hostilité. La France n’avait pas d’autre choix qui d’adopter la même position.

Pour autant, il faudra bien réfléchir à un système tenant compte des disparités au sein de la zone euro puisqu’une politique de convergence en matière budgétaire et fiscale semble exclue.

Pour Yves Bonzon, directeur des investissements de la banque suisse Pictet, une solution pourrait être de fixer un seuil maximum de dette publique par rapport au Produit intérieur brut (PIB), comme le prévoit le traité de Maastricht (60%), et de convertir toute la dette se situant en dessous de ce niveau en obligations européennes. « Tout ce qui se situe au-dessus du niveau retenu devra être assumé par le pays concerné. Les investisseurs discrimineraient les pays en fonction de ce qui excède le niveau maximum de dette publique », explique-t-il.